Témoignages master JMIN

Bonjour Célia !

Peux-tu nous décrire ta carrière ?

Bonjour ! J'ai un doctorat en Psychologie cognitive obtenu à Paris V et je suis plus particulièrement spécialisée dans le développement cognitif de l'enfant. Après l'obtention de mon doctorat, j'ai commencé à travailler en 2005 chez Vtech, un fabricant de jouets et jeux éducatifs. Etant moi-même une gameuse, j'ai toujours été intéressée par l'image que véhiculent les jeux vidéo, ainsi que leur potentiel. C'est comme cela que j'ai démarré chez Ubisoft à Montreuil en 2008. J'ai notamment développé une formation pour les designers et programmeurs gameplay expliquant comment le cerveau apprend et comment appliquer ces connaissances pour améliorer l'expérience des joueurs.





Celia_HODENT

J'ai ensuite été transférée à Ubisoft Montréal pour travailler avec l'équipe playtest et intégrer l'équipe Rainbow 6. Fin 2011 j'ai quitté Ubisoft pour travailler chez LucasArts à la mise en place d'une stratégie User Experience (UX) au niveau du studio et avec les équipes de développement (notamment l'équipe 1313). J'ai finalement rejoint Epic Games en juillet 2013.

Quel poste occupes-tu actuellement ?

Je suis depuis 3 ans Directrice de l'Expérience Utilisateur (User Experience) chez Epic Games. J'ai développé une stratégie UX pour le studio ainsi qu'un labo de playtest et une équipe UX pluridisciplinaire pour guider et soutenir toutes les équipes de developpement d'Epic, de Unreal Engine 4 à Paragon, en passant par Fortnite et Spyjinx.

Comment et pourquoi es-tu devenue marraine d’une promotion du master JMIN ?

Je connais bien l'ENJMIN de par sa réputation, son équipe pédagogique, et j'ai déjà eu l'occasion d'y intervenir il y a 3 ans pour donner ma présentation sur les neurosciences et le UX. Lorsque Stéphane Natkin m'a proposé de devenir la marraine de la prochaine promo, il était évident pour moi d'accepter ! Je suis éminemment flattée de rejoindre la prestigieuse liste des parrains du master JMIN. De plus, j'adore interagir avec les étudiants car ils et elles sont les développeurs de demain ! Il est toujours très enrichissant de dialoguer avec la nouvelle génération et cela me permet également de pouvoir les sensibiliser au UX, ce qui devrait les aider à itérer plus rapidement et plus efficacement dans leurs projets.

Tu es la première marraine d’une promotion du master JMIN, qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Cela illustre que l'industrie du jeu vidéo devient plus diverse, tant du côté des joueurs que du côté des développeurs. C'est très important pour le plein épanouissement de notre industrie, de notre art, et de notre communauté.

Quels sont les atouts du master ?

Le master JMIN a la réputation de former des diplômés polyvalents, matures et créatifs. Le master fait partie des formations les plus appreciées par les professionnels du jeu vidéo en France. Ses diplômés sont très recherchés. Son enseignement, très complet, permet aux étudiant(e)s d'être opérationnel(le)s dès leur obtention du diplôme. De plus, l'école est publique et donc pratiquement gratuite.

Que souhaites-tu aux jeunes diplômés ?

De pouvoir s'épanouir dans un rôle qui les passionne et de faire progresser notre art, tout en reconnaissant ses spécificités. L'industrie du jeu vidéo est loin d'être un long fleuve tranquille. Je leur souhaite de trouver leur chemin et de maîtriser l'art de se faire plaisir tout en se souciant de l'expérience de leur audience avant toute chose :)

 Les parrains et marraines du master JMIN

Promotion Années Parrain / Marraine
P1 2004-2006 Frédéric RAYNAL
P2 2005-2007 Eric VIENNOT
P3 2006-2008 Jordan MECHNER
P4 2007-2009 Serge HASCOET
P5 2008-2010 Viktor ANTONOV
P6 2009-2011 Philippe ULRICH et Pierre GINER
P7 2010-2012 Xavier POIX
P8 2011-2013 Jurie HORNEMAN
P9 2012-2014 Gary CARR
P10 2013-2015 Patrice DESILETS 
P11 2014-2016 Dirk RIEGERT 
P12 2015-2017 Célia HODENT


 

Témoignages des ancien·ne·s

Mon projet a toujours été d'entrer dans l'industrie des jeux vidéo, j'étais au courant de l'existence de l'Enjmin depuis l'époque du DESS, et j'ai du attendre de finir ma licence pour pouvoir enfin postuler. J’ai fait partie de la promo 2006-2008, ou la P3 comme on comptait à l’époque !
Un des facteurs déterminants de mon choix était que l'Enjmin était une structure publique. Ceci me garantissait que le diplôme obtenu éventuellement serait facilement reconnu internationalement et me permettait aussi de continuer vers la recherche, qui m'attrayait (et m'attrait toujours...) De plus, ma famille n'avait pas les moyens de payer une formation privée, et il était important pour moi de continuer à bénéficier des bourses du CROUS.






Balthazar_AUGER

À l'Enjmin, j'ai pu découvrir l'énorme champ expressif que peuvent emplir les jeux vidéo, tout en explorant les possibilités analytiques et formelles qui peuvent s'y appliquer. Les contacts que nous avons eus avec des professionnels reconnus du milieu m'ont permis d'ancrer la théorie à la réalité du jour-au-jour du développement de jeux vidéos.

Je pense qu'un des points forts de l'Enjmin est d'un côté l'indépendance créative qu'elle garantit aux étudiants, tout en leur prêtant un excellent appui, à la fois pédagogique et matériel, pour les aider à réaliser leurs concepts. Un autre point fort à mon avis est que chaque coloration est tournée vers les autres, c'est à dire que non seulement l'école forme les étudiants dans leur métier, sinon qu'elle leur apprend aussi à travailler avec les autres corps de métier qui composent le jeu vidéo, ce qui est tout aussi important.

Les années que j'ai passées à l'Enjmin furent pour moi une excellente opportunité pour former des liens durables avec mes camarades de promotion tout en apprenant ensemble ce que ça signifie d'être Game Designer. Ce fut aussi un moment où j'ai pu découvrir en moi des capacités analytiques ou créatives que je ne soupçonnais pas.

En concordance avec ma coloration, je suis entré en tant que Game Designer à Ubisoft France. J'y suis resté deux ans suite à mon stage, pour ensuite me tourner vers d'autres projets. L'Enjmin m'ayant permis de rester ouvert aux problématiques des autres colorations, je propose actuellement des services de producteur / designer / développeur à plusieurs clients en freelance.

J’ai connu cette formation sur le web, après diverses recherches de formations spécialisées. J’ai intégré le Cnam-Enjmin et j’ai suivi le DESS Jeux vidéo et médias intéractifs en 2002/2003, embryon deu Cnam-Enjmin, en spécialité son.

Passionné par la musique et le son depuis ma plus tendre enfance, grandissant dans une famille de musiciens, j’ai eu la chance de participer aux débuts de la MAO (Musique Assistée par Ordinateur), à la composition sur trackers (pour les connaisseurs), et je me suis très tôt lancé dans l’enregistrement et la création de bandes son. Le Cnam-Enjmin est venu professionnaliser ma pratique.




Vincent_PERCEVAULT

À l’époque, c’était la seule formation me permettant de recouper mes passions pour le son, l’informatique et les jeux vidéo. Un idéal !

Les points forts du Cnam-Enjmin sont divers. Tout d’abord, la qualité des intervenants qui viennent en grande partie du monde professionnel. Le travail par équipe et par spécialité est aussi un des points forts, cela permet de se confronter aux problématiques rencontrées dans la vie active.

Je garde un souvenir incroyable de mon passage dans les murs de cette école, l’esprit de corps et la solidarité de notre promo est toujours intacte. Nous étions une bande de passionnés qui avaient trouvé leur voie, il s’en dégageait une énergie extrêmement positive : à la fois créative, insouciante et fertile !

Ma formation m’a apporté une vision exhaustive de la production d’un jeu, des expériences en équipe formatrices, et ce fût un formidable tremplin !

Le Cnam-Enjmin m’a propulsé dans la vie active lors de mon stage à Cyanide qui marque le début de ma carrière professionnelle dans le son pour les jeux vidéo. Après avoir participé à la croissance de Cyanide pendant 5 ans, j’ai choisi de créer ma propre société, spécialisée dans la production sonore, afin de m’ouvrir de nouvelles portes et de développer de nouvelles activités cross-média. Voilà 5 ans que Game Audio Factory existe, et la quasi-totalité des employés sont des diplômés du Cnam-Enjmin !

Aujourd’hui, j’interviens régulièrement dans le contenu pédagogique de la spécialité son car je crois en cette formation qui est indispensable et unique en son genre en France !

J'ai connu le Cnam-Enjmin en 2005 lorsque, après un cursus à l'IUT puis dans un IUP dans la conception et production multimédia, j'ai souhaité compléter ma formation dans une spécialisation plus précise. Je cherchais alors un master soit dans la gestion de projet soit dans le design centré utilisateur.

J'ai intégré la spécialité ergonomie en 2005-2007, promotion Eric Viennot.
J'ai une base de formation assez vaste dans le domaine du multimédia : gestion de projet, graphisme 2D et 3D, programmation, etc... Cela m'a donné un bagage vraiment solide pour arriver dans le monde du jeu vidéo avec en complément le Cnam-Enjmin pour consolider le tout et me spécialiser.




Marie_BOUCHAUD

J’ai souhaité intégrer cette école car le jeu vidéo est une passion de longue date pour moi, comme pour beaucoup d'autres étudiants qui y viennent d'ailleurs. À l'époque, on était en pleine réforme LMD, je savais qu'un Master serait vraiment un atout dans mon cursus et serait reconnu non seulement en France mais aussi en Europe. Allier une passion avec un diplôme reconnu, je n'ai pas hésité à postuler.

Le Cnam-Enjmin, en tant que master, recrute les étudiants ayant un bac +3 ou équivalent, ce qui permet de travailler avec des personnes avec un bagage déjà solide. Dans ma promo, certains programmeurs étaient déjà ingénieur, par exemple. L'école enseigne donc réellement le travail dans le monde du jeu vidéo avec une vraie expérience de projet en équipe, les étudiants arrivant déjà avec une base de leur métier. Au final, cela nous rend opérationnel pour intégrer un studio de développement ou un éditeur.

La formation m'a apporté une connaissance du fonctionnement particulier du monde du jeu vidéo. Les processus de développement sont assez similaires au web, cependant les contraintes sont complètement différentes. De plus, l'objectif d'un jeu vidéo est d'apporter du plaisir au joueur, c'est une composante, notamment dans mon domaine, qui est très importante à prendre en compte et pas toujours évidente. Je cherchais aussi à me spécialiser dans la conception centrée utilisateur et le Cnam-Enjmin a pu me donner le bagage nécessaire pour que j'en fasse mon métier.

Je retiens surtout de ces deux années que le Cnam-Enjmin permet de se prendre en main. On a pu développer beaucoup de projets personnels, se tromper mais aussi, bien entendu, briller. Dans les deux cas, cela permet de se confronter à ce qu'on peut vivre dans le milieu professionnel mais en ayant l'accompagnement nécessaire.

En deuxième année de master, Ubisoft est venu directement chercher des ergonomes pour des stages. Le service dans lequel je travaille venait d'ouvrir et le stage s'est transformé en poste permanent. Je suis donc toujours chez Ubisoft en tant qu'ergonome éditorial sur les jeux grands publics tel que les titres de danse et de fitness ou encore les jeux pour enfants, par exemple. Je suis aussi régulièrement appelée en interne pour apporter mon aide ponctuellement sur d'autres jeux. En parallèle, depuis 2010, j'effectue des interventions dans des écoles de jeu vidéo ou de multimédia soit pour simplement présenter mon métier, soit pour sensibiliser les étudiants à la conception centrée utilisateur en leur apportant des outils et des méthodologies. Cette année, j'ai eu l'opportunité de revenir au Cnam-Enjmin en tant qu'intervenant.